
Sacrée Voiture de l'Année 2026 avec cent points d'avance sur sa première poursuivante, la nouvelle Mercedes CLA arrive sur le marché français avec une promesse claire : ramener Mercedes dans la course de la berline électrique premium, segment où la Tesla Model 3 et la BMW i4 dictaient la cadence depuis quatre ans. Cet essai Mercedes CLA 250+ se concentre sur la version 100 % électrique propulsion finition AMG Line, qui constitue le cœur de gamme demandé par les flottes d'entreprise. Au menu, 272 chevaux, une batterie de 85 kWh utiles, une autonomie WLTP affichée jusqu'à 792 kilomètres dans sa configuration la plus efficiente, une architecture 800 volts qui supporte 320 kW de charge rapide. Sur le papier, le dossier est solide. Côté Evera, l'analyse révèle un véhicule qui change effectivement la donne sur le segment, mais à un ticket d'entrée qui pèsera lourd dans les arbitrages de car policy.
727
km WLTP sur la finition AMG Line testée
Premières impressions 8/10
Le premier contact avec la nouvelle CLA électrique se fait sur un parking d'entreprise lyonnais, finition AMG Line, peinture gris sélénite. La berline impose son gabarit dès le premier regard : 4,72 mètres de long, 1,86 mètre de large, 1,47 mètre de haut. La précédente CLA paraît, par comparaison, presque chétive. Le nouveau Mercedes CLA joue désormais dans la cour des berlines premium compactes, à un cheveu de la Classe C par les cotes extérieures. Le contraste est immédiat pour qui sortait d'une CLA 250e PHEV de la précédente génération.
L'accueil à bord confirme la montée en gamme. La sellerie ARTICO microfibre noir nappa avec piqûres rouges AMG, le volant Performance, les ouïes de ventilation rondes éclairées, la planche de bord façon écran de cinéma produisent leur effet. Pour un commercial qui prend en charge une voiture de fonction au siège de l'entreprise et qui doit ensuite aller chercher un client, la première impression compte. Cette CLA la passe avec aisance. C'est précisément ce que Mercedes vend depuis quarante ans aux flottes premium : un véhicule qui valorise l'image de l'entreprise sans en faire trop.
Plus subtil, mais important pour l'usage pro : la position de conduite est plus haute que sur l'ancienne CLA, sans tomber dans le crossover. On retrouve l'assise basse de la berline, mais avec une visibilité périphérique qui ne pénalise pas les longues étapes ni les créneaux serrés en sous-sol. Sur le terrain, l'expérience montre que ce détail change la fatigue de fin de journée. Une vraie attention au cahier des charges de l'usager pro.
Design extérieur 7,5/10
Esthétiquement, cette troisième génération de CLA assume une rupture mesurée. La face avant est dominée par une calandre fermée parsemée d'étoiles Mercedes rétroéclairées, encadrée par des projecteurs LED en forme d'étoile à trois branches inversée. Le capot plongeant et le pare-chocs avant lisse signent l'aérodynamique soignée : Cx de 0,21, l'un des meilleurs du segment. Pour cla 2025 et au-delà, cet effort aérodynamique paie en autonomie réelle, on y reviendra.
Le profil reste fidèle à l'ADN coupé quatre portes de la lignée CLA. Ligne de toit plongeante, vitres latérales sans encadrement, poignées affleurantes électriques. Les jantes 19 pouces aérodynamiques optimisées de l'AMG Line gagnent en discrétion ce qu'elles perdent en théâtralité. Sur une flotte d'entreprise, c'est plutôt une bonne nouvelle : la facture optionnelle ne grimpe pas avec des jantes 20 pouces sport qui pénaliseraient l'autonomie.
À l'arrière, les feux LED tridimensionnels en forme d'étoile et le bandeau lumineux noir qui les relie modernisent franchement la signature. C'est plus consensuel que la BMW i4 et moins fonctionnel qu'une Tesla Model 3 Highland, mais cohérent avec ce que la clientèle Mercedes attend. Du point de vue d'un gestionnaire de flotte, on retient que la CLA passera mieux qu'une BMW i4 sur un parking client en B2B traditionnel, et probablement mieux qu'un break premium dans les yeux d'un dirigeant. Le design est un outil de car policy autant qu'esthétique.

Vie à bord 8,5/10


L'habitacle est sans conteste le point fort de cette CLA. La planche de bord est dominée, sur l'AMG Line, par le MBUX Superscreen optionnel : trois dalles vitrées d'un seul tenant, 10,25 pouces côté conducteur, 14 pouces au centre, 14 pouces côté passager. L'effet visuel est saisissant et la qualité d'affichage est très au-dessus de ce que propose la concurrence allemande. La console centrale flottante intègre un double porte-gobelet et un emplacement de charge à induction. Les matériaux montent franchement en gamme par rapport à l'ancienne CLA : feutrine alcantara au plafond, surpiqûres rouge AMG, inserts décoratifs galaxie, ambiance lumineuse 64 couleurs réactive aux conversations.
Habitabilité réelle pour un usage commercial
Avec 2,79 mètres d'empattement, les passagers arrière disposent désormais d'un espace décent pour deux adultes en mission. Les places arrière restent en revanche pénalisées par la ligne de toit plongeante : un passager de 1,85 mètre touchera le pavillon. Pour un usage taxi VIP ou un transport client en arrière trois places, la BMW i4 ou la Tesla Model 3 conservent un léger avantage en garde au toit. Trois passagers à l'arrière sur une étape Paris-Bordeaux ne sont pas le terrain de jeu naturel de la CLA. Mais pour le quotidien d'un commercial qui voyage avec un collègue ou un client à droite, on est dans le confort attendu d'une berline premium.
Le coffre annonce 405 litres en configuration standard, extensible à 1 290 litres banquette rabattue. C'est suffisant pour deux trolleys et une mallette informatique, ce qui couvre 90 % des missions B2B. Nouveauté de la version 100 % électrique : un frunk de 101 litres sous le capot, idéal pour ranger les câbles de charge sans empiéter sur le coffre. C'est un détail que les flottes apprécieront pour les véhicules partagés en pool d'entreprise.
Bruits parasites et confort acoustique
Le double vitrage de série, le travail aérodynamique et l'absence de moteur thermique transforment l'habitacle en bulle silencieuse à 130 km/h. On distingue à peine le sifflement du roulement à 110 km/h sur enrobé classique. C'est l'une des CLA les plus reposantes que la marque ait produites, et c'est précisément ce qu'attend un cadre qui enchaîne 30 000 kilomètres par an en autoroute.
Motorisation 8/10
Sous le plancher de cette nouvelle CLA électrique, Mercedes a logé une nouveauté architecturale majeure : une batterie haute tension 800 volts de 85 kWh utiles (89,1 kWh bruts), de chimie NMC, refroidie par circulation de fluide entre les cellules. Cette tension doublée par rapport au standard 400 V du segment ouvre la voie à des puissances de charge plus élevées et à une électronique de bord plus efficiente, comme le détaille notre dossier sur les composants d'une batterie de véhicule électrique. La fabrication est assurée à Rastatt en Allemagne, sur un site qui a opéré sa transition vers la neutralité carbone nette.
Le moteur unique est implanté sur l'essieu arrière, un choix de propulsion qui rapproche la CLA de l'esprit Mercedes berline classique. Il développe 272 chevaux (200 kW) et 335 Nm de couple. La grande astuce technique du nouveau mercedes cla électrique : une boîte de vitesses à deux rapports sur l'essieu arrière, une première à ce niveau de prix. Le premier rapport optimise les démarrages et les reprises basses vitesses, le second sécurise le rendement à vitesse stabilisée sur autoroute. Couplé à un onduleur en carbure de silicium, le bloc affiche un rendement moyen mesuré supérieur à 90 %, ce qui explique en grande partie les consommations modérées que l'on évoquera plus loin.
À ne pas confondre, donc, avec l'ancienne CLA 250e qui était une hybride rechargeable de 218 chevaux. Cette 250+ est une 100 % électrique, et l'écart de fiscalité va dans le sens du véhicule électrique pur, on y reviendra dans la section prix.
Le 0 à 100 km/h est expédié en 6,7 secondes, la vitesse de pointe est plafonnée à 210 km/h. Pour un véhicule de fonction qui doit avant tout enchaîner les autoroutes, ces chiffres sont largement suffisants. À l'usage en flotte, le véhicule ne cherche pas à briller en termes de performances brutes mais à optimiser le rendement énergétique sur tous les régimes. C'est une approche cohérente avec le cahier des charges B2B.
Essai routier 7,5/10
L'essai s'est déroulé sur un parcours type que connaissent bien les commerciaux d'Île-de-France : sortie de Paris par la A6, étape autoroute jusqu'à Mâcon, retour par les départementales de la Bourgogne. Soit environ 750 kilomètres, dans des conditions de conduite réalistes pour un usager pro.
À basse vitesse, la CLA se distingue par une douceur de direction électrique légère mais précise, qui convient au cadre fatigué après une réunion client. L'amortissement est plutôt souple, conçu pour la longue étape autoroutière plutôt que pour le rythme sur route sinueuse. Sur les pavés parisiens et les ralentisseurs des zones d'activité, les jantes 19 pouces font passer une partie du choc dans l'habitacle, sans agressivité.
Sur autoroute, le silence de fonctionnement et la stabilité de cap mettent la CLA dans son élément. La climatisation à pompe à chaleur (de série) maintient l'habitacle à 21 °C sans consommer outre mesure, et le freinage régénératif à quatre niveaux pilotables par les palettes au volant se gère facilement à l'usage. Petite réserve sur la pédale de frein : comme souvent sur les berlines électriques, la transition entre récupération et freinage hydraulique manque légèrement de naturel. On la maîtrise après une demi-heure, mais ce n'est pas le freinage net d'une Porsche Taycan.
Sur route sinueuse, la propulsion de la CLA se révèle dynamique et joueuse, avec un train arrière qui s'inscrit franc sans dérober. L'absence de moteur sur l'essieu avant libère la direction, qui gagne en pureté de retour d'information. Pour autant, les près de deux tonnes pèsent sur le ressenti dynamique : la CLA n'est pas une sportive, elle est une routière. C'est l'angle juste pour la flotte d'entreprise, qui n'a pas vocation à exploiter une berline GT sur petites routes.
Autonomie et recharge 9/10

C'est ici que la CLA 250+ joue sa carte maîtresse et qu'elle justifie sa qualification d'électrique pour vraiment voyager. Mercedes annonce une autonomie WLTP allant de 694 km (configuration équipée AMG Line jantes 19 pouces) à 792 km (configuration Aero optimisée), avec 727 km sur la finition AMG Line standard testée. Ces chiffres placent la CLA en tête du segment, devant la Tesla Model 3 Long Range Propulsion (702 km WLTP) et nettement devant la BMW i4 eDrive40 (590 km WLTP).
Quelle autonomie réelle pour la Mercedes CLA 250+ en usage entreprise ?
Au-delà du WLTP, ce qui compte pour un commercial, c'est l'autonomie réellement disponible entre deux recharges en conditions de mission. Sur autoroute à 130 km/h, par 20 °C, la consommation mesurée par la presse spécialisée s'établit autour de 18 kWh/100 km, soit une autonomie autoroute réelle d'environ 470 kilomètres avec une charge utile classique de cadre en mission (bagages, ordinateur, deux passagers). En usage mixte route et ville par températures clémentes, la consommation descend à 14 kWh/100 km, ouvrant la voie à un rayon d'action qui frôle les 600 km. Côté Evera, l'analyse révèle qu'en hiver, par 0 °C avec chauffage actif, il faut compter sur une dégradation d'environ 20 %, ce qui ramène l'autoroute réelle à environ 380 kilomètres. C'est moins flatteur que le WLTP, mais cela reste très au-dessus de la moyenne du segment.
Concrètement, un commercial qui fait Paris-Lyon (465 km) part le matin chargé à 100 % et arrive avec une réserve de 5 à 10 % d'autonomie. Pas de pause recharge intermédiaire requise par températures positives. C'est un vrai changement de paradigme pour qui était habitué à l'arrêt obligatoire 30 minutes après Beaune. Paris-Bordeaux (580 km) nécessitera une seule pause de 15 à 20 minutes, bien calée sur le déjeuner. Cette capacité à digérer les longues étapes est l'argument numéro un de la CLA pour une flotte de commerciaux grands rouleurs.
Quelle vitesse de recharge DC pour la Mercedes CLA 250+ ?
L'architecture 800 V autorise une puissance de charge maximale de 320 kW sur les bornes CCS compatibles (Ionity, Electra, TotalEnergies HPC, Allego nouvelle génération). Les essais de la presse confirment un pic mesuré à 315 kW, avec une charge de 10 à 80 % expédiée en 22 minutes. La courbe de charge tient haut au-delà de 50 % de l'état de batterie, ce qui n'est pas anodin : sur une borne haute puissance, on peut récupérer plus de 300 kilomètres d'autonomie en dix minutes. Pour qui veut comprendre les enjeux pratiques de la charge rapide DC sur véhicule électrique, la CLA offre aujourd'hui ce que la technologie permet de mieux dans cette gamme de prix.
Petit bémol : la CLA charge nativement en 800 V uniquement. Sur une borne 400 V classique (Tesla SuperChargers ouverts, vieilles bornes Ionity 50 kW, parkings entreprise), un convertisseur interne abaisse la tension, mais la puissance acceptée chute alors à 130 kW maxi. Ce n'est pas pénalisant en réseau public récent, mais cela peut surprendre sur certaines infrastructures privées d'entreprise. Sur AC, la charge à domicile et en entreprise est calibrée à 11 kW de série, 22 kW en option, ce qui couvre toutes les configurations de borne murale en parking d'entreprise.
Technologies embarquées 8,5/10
Le MBUX Superscreen optionnel, déjà évoqué, est la pièce maîtresse. Le système est désormais animé par le moteur graphique Unity (le même qui fait tourner les jeux vidéo modernes), ce qui se traduit par des animations fluides, des effets 3D bluffants pour les vues de navigation, et une interface qui reste réactive même en multitâche lourd. L'intégration des assistants vocaux (Bing, ChatGPT 4o, Google Gemini en option) permet une conduite mains libres pour la dictée de SMS, la prise de rendez-vous dans l'agenda, ou la commande de la climatisation. Pour un commercial qui veut éviter de manipuler son téléphone au volant, ces fonctions tiennent leurs promesses.
Côté infotainment, la navigation avec planification d'itinéraire électrique est désormais excellente : elle intègre les recharges nécessaires dans l'itinéraire en tenant compte de la météo, de l'altitude et de l'état réel de la batterie. Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont de série, l'écran passager peut diffuser un contenu vidéo en streaming pendant que le conducteur reste concentré sur la route (système optique anti-distraction). Les mises à jour OTA sont activées et Mercedes a corrigé en six mois la latence du système avec une mise à jour software majeure début 2026.
Côté ADAS, la dotation de série couvre le freinage d'urgence automatique, l'assistance au maintien de voie active, la régulation adaptative avec adaptation à la limitation de vitesse, la surveillance d'angle mort. Le pack Aide à la conduite Plus en option ajoute la conduite semi-autonome de niveau 2 sur autoroute (centrage actif et adaptation au trafic) et le changement de voie automatique sur clignotant. Mercedes a confirmé qu'une mise à jour OTA, prévue dans le courant 2026, activera la conduite autonome de niveau 3 sur autoroute pour les véhicules équipés du capteur LiDAR (option à 2 500 euros). C'est un argument fort pour les flottes qui veulent anticiper la prochaine vague d'aides à la conduite.
Positionnement prix 6/10

Côté tarif, la Mercedes CLA neuve prix catalogue démarre à 52 900 euros HT pour la CLA 250+ avec finition Edition (équipée). La finition AMG Line passe à 56 900 euros HT, l'AMG Line Plus à 59 700 euros. Le pack MBUX Superscreen ajoute 2 400 euros, la peinture métallisée 1 200 euros, les jantes AMG 20 pouces 1 900 euros, le pack Aide à la Conduite Plus 2 400 euros, le LiDAR 2 500 euros. Une CLA 250+ AMG Line bien équipée pour un cadre dirigeant flirte rapidement avec 65 000 à 70 000 euros catalogue. Le ticket d'entrée est donc clairement positionné en haut du segment.
Combien coûte la Mercedes CLA 250+ en LLD pour une flotte ?
Sur la base d'un contrat LLD 36 mois et 60 000 kilomètres, avec maintenance et assurance flotte, les premières offres constructeur situent le loyer mensuel d'une CLA 250+ AMG Line autour de 690 à 780 euros HT selon les options. À titre de comparaison, une Tesla Model 3 Grande Autonomie Propulsion équipée se positionne autour de 530 à 600 euros HT, une BMW i4 eDrive40 autour de 720 à 800 euros HT. La CLA se situe donc 25 à 35 % au-dessus de la Tesla, sensiblement au niveau de la BMW. Pour comprendre les nuances entre les différents modes de financement disponibles, l'article Evera sur les différences entre LLD, LOA et abonnement apporte un éclairage utile pour les directions financières.
Quel est l'avantage en nature de la Mercedes CLA 250+ en 2026 ?
Sur le terrain fiscal, le véhicule électrique conserve un avantage déterminant. L'AEN forfaitaire d'un véhicule électrique reste calculé à 50 % de la valeur d'un thermique équivalent depuis la réforme 2025, soit pour une CLA 250+ AMG Line en LLD à environ 145 à 165 euros par mois pour l'usager (sans carburant), contre près de 330 euros pour un équivalent thermique. La logique de la réforme des avantages en nature 2025 joue donc à plein pour la CLA électrique, ce qui compense largement le surcoût de loyer brut par rapport à un Mercedes Classe C diesel. Pour un collaborateur fiscalisé à 30 %, l'écart d'AEN représente une économie nette annuelle de 700 euros environ, qui peut être réinvestie dans la car policy ou laissée comme avantage.
Sur la TVS et TAI (taxe annuelle sur les émissions de CO2), la CLA 250+ est exonérée puisque 100 % électrique. Pas de malus écologique non plus. La TVA est récupérable à 100 % sur les frais de recharge en entreprise (à condition de respecter le formalisme), ce qui pèse en faveur du véhicule par rapport à un PHEV qui n'ouvre droit qu'à 80 % de récupération sur le carburant essence. Côté amortissement, la CLA 250+ rentre dans le plafond fiscal de 30 000 euros pour les véhicules électriques, ce qui laisse une part non déductible de 22 900 à 29 700 euros selon la finition. Ce point est central dans le calcul du TCO réel pour l'entreprise et mérite d'être tracé dans le simulateur dédié.
Vis-à-vis de la concurrence 7,5/10
Sur le segment, la CLA 250+ se positionne face à trois concurrents directs et un outsider montant. Pour les flottes, l'arbitrage se joue surtout sur le triptyque autonomie réelle, tarif LLD et niveau d'équipement de série.
La Tesla Model 3 Grande Autonomie Propulsion reste la référence sur le rapport prix-autonomie : 44 990 euros catalogue, 702 km WLTP, recharge sur le réseau SuperChargers le plus dense d'Europe, mises à jour OTA fréquentes. Elle se positionne 8 000 euros sous la CLA 250+ d'entrée, mais propose une finition intérieure moins valorisante en B2B et un service après-vente moins maillé sur le territoire français. Pour une flotte qui privilégie le coût total et la simplicité opérationnelle, la Model 3 reste le choix par défaut.
La BMW i4 eDrive40, 60 700 euros à 56 950 euros selon finition après remise constructeur, joue sur un terrain plus proche de la CLA : finition premium, comportement sport, image B2B forte. Son autonomie WLTP (590 km) est en revanche en retrait, et sa recharge plafonne à 205 kW. Sur le pur usage flotte autoroutier, la CLA prend l'ascendant. L'i4 reste préférée par les profils orientés agrément de conduite et clientèle senior, mais elle apparaît un cran derrière sur les fondamentaux énergétiques.
L'Audi A4 e-tron, attendue courant 2026 sur la plateforme PPE partagée avec la Q6 e-tron quattro, sera l'autre concurrente sérieuse de la CLA quand elle arrivera en concession. À surveiller pour les arbitrages de car policy à horizon 2027.
La Volkswagen ID.7 Pro S, 62 410 euros à 67 460 euros selon finition, joue dans une catégorie au-dessus en gabarit (4,96 m) et offre 700 km WLTP. C'est l'option pour les flottes qui demandent plus de coffre et d'habitabilité arrière. Pour le détail de son positionnement, l'essai Evera de la VW ID.7 détaille les arbitrages. La CLA reste plus compacte et plus dynamique, l'ID.7 plus pragmatique.
Mercedes CLA 250+ ou Tesla Model 3 Grande Autonomie : laquelle pour une car policy ?
L'arbitrage CLA et Model 3 se résume souvent à un choix politique de car policy. La Model 3 maximise le coût d'usage et la simplicité, la CLA maximise l'image de marque et le confort longue distance. Pour une PME orientée tech ou startup, la Model 3 fait souvent consensus. Pour une ETI traditionnelle, un cabinet de conseil ou un groupe industriel où la voiture de fonction est un élément de la rémunération perçue du cadre, la CLA pèse plus lourd dans la balance de l'attractivité RH. Côté Evera, l'analyse révèle que les deux véhicules cohabitent rarement dans la même grille de car policy : le choix se fait au niveau du périmètre cadre dirigeant vs cadre senior.
Notes, conclusion et bilan 8/10
Au terme de cet essai Mercedes CLA 250+, on retient une berline électrique aboutie, technologiquement en avance sur son segment, qui mérite largement sa distinction de Voiture européenne de l'année 2026. L'architecture 800 V, la boîte à deux rapports, l'efficience énergétique, la qualité d'habitacle et la signature lumineuse placent Mercedes au niveau qu'on était en droit d'attendre du premier vrai produit né de la plateforme MMA. Le travail aérodynamique paie en autonomie réelle, et la capacité à digérer les longues étapes autoroutières en fait un véritable outil de mission pour le commercial grand rouleur.
Le revers de la médaille tient en deux chiffres : 52 900 euros HT d'entrée de gamme et 690 à 780 euros HT de loyer LLD mensuel. Sur ce ticket, la CLA se justifie pour des profils dirigeants et cadres seniors d'ETI 30 à 100 millions de chiffre d'affaires, dans une car policy qui assume un positionnement premium. Pour une PME au budget contraint ou une flotte commerciale large, le différentiel de loyer avec une Tesla Model 3 grevera mécaniquement le TCO sur 36 mois, sans que les avantages perçus soient toujours décisifs pour l'usager final.
À l'usage en flotte, le véhicule cible donc clairement la catégorie cadre dirigeant et grand commercial qui passe ses semaines sur autoroute. La fiscalité AEN à 50 % VE, la TVS exonérée et la récupération TVA recharge optimale en font un véhicule fiscalement vertueux dont le coût net pour l'entreprise et le collaborateur se rapproche, sur trois ans, d'une voiture thermique premium équivalente sans atteindre le coût d'usage d'une Tesla Model 3 Grande Autonomie. Pour qui veut affiner ce calcul, le passage par le calculateur TCO Evera est utile pour intégrer les paramètres réels de la flotte, et l'outil de suivi et d'optimisation des avantages en nature permet de mesurer l'impact AEN sur le collaborateur. Pour passer du choix d'un modèle à une offre de leasing structurée pour une flotte, le pôle Evera Lease centralise les négociations constructeur et les financements adaptés au profil de l'entreprise.
Verdict côté Evera : la CLA 250+ est la nouvelle référence du premium électrique compact pour les flottes ETI françaises. Elle ne remplace pas la Tesla Model 3 pour les arbitrages strictement économiques, mais elle s'impose dès lors que la car policy intègre l'image, le confort et la valeur résiduelle dans son équation.
L'analyse Evera
4,1/5
Détails des notes
Points forts
- Autonomie WLTP record du segment : jusqu'à 792 km
- Architecture 800 V et recharge DC jusqu'à 320 kW (10 à 80 % en 22 minutes)
- Qualité d'habitacle et MBUX Superscreen au sommet du segment
- Efficience réelle bluffante sur autoroute (18 kWh/100 km à 130 km/h)
- Fiscalité VE 100 % : AEN à 50 %, TVS exonérée, TVA recharge récupérable
Points faibles
- Ticket d'entrée 52 900 € HT et loyer LLD 25 à 35 % au-dessus d'une Tesla Model 3
- Charge plafonnée à 130 kW sur bornes 400 V classiques
- Habitabilité arrière pénalisée par la ligne de toit plongeante
- Pédale de frein au feeling encore perfectible
Simulateur d'autonomie (estimatif)
Simulateur d'autonomie (estimation)
Autonomie estimée
727 km
Sur la base de 727 km WLTP. Estimation indicative, hors climatisation et relief.
Quelle autonomie réelle attendre de la Mercedes CLA 250+ en mission ?
La Mercedes CLA 250+ est homologuée à 727 km WLTP en finition AMG Line, la gamme s'étendant de 694 à 792 km selon la configuration aérodynamique. Sur autoroute à 130 km/h par 20 °C, la consommation relevée par la presse spécialisée est d'environ 18 kWh/100 km, soit près de 470 km réels. En hiver à 0 °C, la dégradation d'environ 20 % ramène l'autoroute réelle autour de 380 km. L'architecture 800 V permet un 10 à 80 % en 22 minutes.
