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Essai Mercedes GLC 400 4MATIC EQ (2026) : best-seller premium électrique, vraiment ?

Avec ce GLC 400 4MATIC à technologie EQ, Mercedes-Benz électrifie son best-seller mondial.

Maxime Fourlégnie · 2 juin 2026 · 19 min de lecture

Avec ce GLC 400 4MATIC à technologie EQ, Mercedes-Benz électrifie son best-seller mondial. Le SUV le plus vendu de la marque depuis 2022 troque l'hybride rechargeable contre une plateforme 100 % électrique inédite, MB.EA, taillée pour les architectures 800 volts. Pour une direction de flotte qui doit arbitrer entre un renouvellement BMW iX3, Audi Q6 e-tron ou Tesla Model Y dans les 12 prochains mois, ce lancement compte. Cet essai Mercedes GLC électrique livre l'analyse Evera sur la version GLC 400 4MATIC EQ, vendue à partir de 71 900 € sur le marché français, livraisons engagées au premier trimestre 2026.

713

km WLTP sur la version optimisée

Source : Homologation WLTP de la version GLC 400 EQ optimisée, citée dans cet essai Evera.

Premières impressions 8/10

Le contact démarre par une question d'identité. Le GLC électrique conserve la silhouette générale qui a fait le succès commercial du modèle thermique, mais le dessin frontal change radicalement. La calandre, désormais fermée, accueille une signature lumineuse à étoiles tridimensionnelles éclairées, et les optiques étirés enserrent un bandeau lumineux pleine largeur. Pour un collaborateur qui découvrira sa nouvelle voiture de fonction en sortie de concession au printemps 2026, le caractère "Mercedes premium" reste immédiat, mais la rupture esthétique électrique est lisible à dix mètres.

À l'ouverture de la portière, la planche de bord livre une mise en scène qui rappelle celle de la Classe S : le MBUX Hyperscreen optionnel de 39,1 pouces court d'un montant à l'autre, le pavillon à étoiles fibrées (option Pack Premium Plus) tente de faire de l'habitacle un objet d'expérience. Sur le terrain, on note immédiatement la profondeur du capot et la position de conduite plus haute que sur l'iX3 ou la Tesla Model Y, traditionnelle Mercedes de SUV de fonction.

Côté Evera, l'analyse révèle que ce premier contact joue gros pour Mercedes. Le GLC reste, dans l'imaginaire des collaborateurs cadres, un véhicule "qui se mérite" en évolution de carrière. Réussir la prise en main de la version électrique, c'est éviter le sentiment de rétrogradation par rapport au GLC thermique ou hybride qu'on remplace, et c'est conditionner l'acceptation d'une car policy électrifiée dans les équipes commerciales et dirigeantes.

Design extérieur 8/10

Le dessin reste reconnaissable comme un GLC, mais le langage formel change. La face avant abandonne la calandre ajourée pour une surface fermée habillée d'un motif d'étoiles éclairées (jusqu'à 942 micro-LED selon les finitions). C'est lisible, élégant, et probablement clivant pour la clientèle conservatrice de la marque qui apprécie le classicisme du GLC thermique. À l'arrière, le bandeau lumineux pleine largeur et les feux à plusieurs étoiles rejoignent la grammaire de la Classe S électrique. Le coefficient de traînée plonge autour de 0,26, ce qui contribue directement à l'efficience énergétique mesurée.

Une face avant qui assume sa rupture

Comparé au GLC thermique, le nouveau GLC électrique gagne 13 centimètres en longueur (4,846 m) sans renier ses proportions. La largeur reste contenue (1,913 m), ce qui facilite les croisements en ville et les parkings d'immeuble de bureaux étroits. Les jantes 20 pouces de série, aérodynamiques, peuvent recevoir des inserts noirs ou bicolores selon la finition AMG Line ou AMG Line Plus. Pour un parc d'entreprise, l'absence de calandre fragile et de prises d'air béantes simplifie la remise en état carrosserie en fin de location.

Une signature lumineuse qui parle pour la marque

L'identification de nuit du GLC EQ est immédiate, ce qui a un intérêt concret en parc professionnel et sur un parking client. La signature étoilée éclairée, propre à la gamme EQ Technology, sert également de marqueur d'image pour l'entreprise qui équipe ses dirigeants. Pour un gestionnaire de flotte qui cherche à valoriser l'effort d'électrification de la car policy auprès des collaborateurs, l'argument visuel pèse.

Vie à bord 9/10

L'habitabilité est l'un des points forts les plus tangibles du GLC EQ. L'empattement de 2,972 m, le plus long du segment des SUV électriques premium, libère une vraie générosité aux jambes arrière. Sur le terrain, l'expérience montre qu'un adulte d'1,90 m s'installe derrière une position conducteur normale sans toucher le siège avant. C'est l'un des très rares SUV de cette classe qui assume une vocation "véhicule de fonction familial" sans réserve.

Le MBUX Hyperscreen, vitrine technologique

L'écran MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces, plus grand écran continu jamais monté dans une Mercedes-Benz de série, est l'argument fort de la planche de bord. Il occupe toute la largeur du tableau et regroupe trois zones d'affichage (combiné conducteur, écran central de navigation, écran passager). La résolution et l'éclairage par matrice de 1 000 LED individuelles donnent une qualité d'image qui se voit à la première utilisation. Pour un cas d'usage professionnel, l'écran passager autorise visionnage vidéo et navigation parallèle sans distraire le conducteur, ce qui apporte une vraie valeur sur les longs trajets commerciaux à deux. Attention cependant : le MBUX Hyperscreen n'est pas de série, il fait partie du Pack Premium Plus facturé 11 150 €. Sur la version de base, le tableau de bord se contente de deux écrans plus modestes, déjà très complets, mais nettement moins spectaculaires.

Matériaux, finition, qualité perçue

Les surfaces de contact sont gainées, les commandes physiques restantes (commodo, ouverture de portière, bouton de démarrage) ont un toucher qualitatif, et l'isolation phonique fait référence : à 130 km/h sur autoroute, le bruit de roulement reste très contenu et une conversation téléphonique en mains libres se tient sans hausser la voix. Pour des collaborateurs qui passent une heure par jour en visioconférence depuis leur véhicule, ce point seul justifie l'arbitrage face à des concurrents moins isolés. La climatisation à quatre zones (option) et les sièges avant chauffants et ventilés à massages (Pack Premium Plus) achèvent de positionner l'habitacle dans la catégorie "limousine compacte".

Habitabilité, coffre et modularité

Le coffre cube à 570 litres en configuration cinq places (1 740 litres banquette rabattue), soit 110 litres de plus que sur le GLC PHEV qu'il remplace. Le frunk avant accueille 128 litres supplémentaires, suffisant pour caser les câbles de recharge sans entamer le volume utile. Les sièges arrière fractionnés 40/20/40, l'accoudoir central avec trappe à skis, et la banquette légèrement reculable selon la configuration en font un véhicule polyvalent pour un cadre commercial en tournée ou un dirigeant qui fait l'aller-retour week-end en famille. Les sièges avant sont certifiés AGR (Aktion Gesunder Rücken), label allemand qui valide l'ergonomie médicale du dos. Pour des collaborateurs amenés à passer plus de 25 000 km par an, c'est un argument qui se documente dans la grille de choix de car policy.

Motorisation 8/10

Sous la peau, le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ embarque deux moteurs synchrones à aimants permanents, un sur chaque essieu, pour une puissance combinée de 489 ch (360 kW) et un couple cumulé de 800 Nm. La transmission intégrale 4MATIC est permanente, avec gestion électronique de la répartition de couple essieu par essieu. C'est la première brique d'une plateforme MB.EA qui équipera progressivement les futurs SUV électriques Mercedes dans les segments compacts, intermédiaires et grands, à l'horizon 2027 et 2028.

L'architecture 800 V et la plateforme MB.EA

La batterie nickel-manganèse-cobalt de 94 kWh nettes (environ 100 kWh bruts) est intégrée au plancher, dans un boîtier de structure qui contribue à la rigidité de caisse. La tension nominale autour de 800 V est la condition pour atteindre les très hautes puissances de charge DC, et permet en outre de réduire les pertes de conversion entre batterie et moteurs. La technologie batterie retenue par Mercedes mise sur la densité énergétique et la robustesse thermique plutôt que sur la chimie LFP, ce qui se traduit par une autonomie WLTP élevée mais un poids contenu... relativement : 2 460 kg sur la balance constructeur, 175 kg de plus que la BMW iX3 50 xDrive.

Performance pure et agrément

Les 489 ch et 800 Nm propulsent les 2,46 tonnes du SUV de 0 à 100 km/h en 4,3 secondes, et la vitesse maximale est limitée électroniquement à 210 km/h. La reprise 80 à 120 km/h tombe sous les 3 secondes, ce qui assure les dépassements sur nationale sans tension. Sur le terrain, la livraison de puissance est volontairement linéaire et progressive, sans le coup de fouet brutal qu'on trouve sur une Tesla. Pour un véhicule de fonction qui transporte régulièrement passagers et clients, ce calibrage est plus pertinent qu'un comportement sportif marqué. Le freinage régénératif est piloté par palettes au volant, sur quatre niveaux dont un mode "one-pedal" qui amène à l'arrêt complet sans toucher la pédale de gauche, très efficace en ville.

Essai routier 7,5/10

Le parcours type Evera a engagé le GLC EQ sur un trajet périurbain au sud de Stuttgart lors de la prise en main presse de mars 2026, complété par une boucle autoroutière jusqu'à Reutlingen et un retour en départementales par les hauteurs de la Forêt-Noire. Sur le terrain, le verdict est clair : le GLC EQ est avant tout un SUV de confort, qui parie sur la sérénité plutôt que sur l'agilité.

En ville et sur voie rapide

Le rayon de braquage avec roues arrière directrices (option à 2 900 € incluse avec l'amortissement pneumatique) est de 10,9 m, ce qui rend les manœuvres très faciles malgré le gabarit. Sans cette option, le rayon grimpe à 11,8 m, et la différence en parking d'immeuble de bureaux est sensible. La suspension pneumatique adaptative (Airmatic) est l'autre vraie plus-value, car elle peut baisser le châssis sur autoroute pour réduire la consommation, et offre un confort de roulement supérieur à un amortissement piloté à ressorts classique. Pour une flotte qui équipe ses dirigeants, on recommande clairement ces deux options.

Sur autoroute longue distance

À 130 km/h stabilisé, l'insonorisation est exceptionnelle et l'amortissement pneumatique gomme les raccords de chaussée. Le pilote semi-autonome (Drive Pilot niveau 2+ de série, niveau 3 sur autoroute en option en Allemagne) tient sereinement la trajectoire et gère les distances. Le poids de 2 460 kg se rappelle dans les courbes serrées prises en cycle rapide, où le GLC ne se déhanche pas mais demande une anticipation que l'iX3 BMW, plus dynamique, n'exige pas. Côté Evera, on note que le GLC EQ n'est pas un véhicule de plaisir au volant, mais un véhicule de mission longue distance dans lequel le conducteur arrive moins fatigué qu'ailleurs. Pour le profil collaborateur visé, c'est précisément ce qu'on attend.

Autonomie et recharge 8,5/10

L'efficience énergétique est l'un des points sur lesquels Mercedes a clairement travaillé. La consommation WLTP homologuée est de 14 kWh/100 km, parmi les meilleures du segment des SUV électriques premium, devant la BMW iX3 50 xDrive (14,9 kWh/100 km) et largement devant l'Audi Q6 e-tron quattro (17,1 kWh/100 km). C'est la combinaison d'un Cx travaillé, de la suspension pneumatique abaissée en autoroute et de la chaîne de traction 800 V qui produit ce résultat.

Quelle autonomie réelle pour le Mercedes GLC électrique ?

L'autonomie WLTP varie de 568 à 715 km selon la finition et le pack de jantes (les jantes les plus aérodynamiques optimisent jusqu'à 30 km). Sur la version GLC 400 EQ optimisée, l'autonomie atteint 713 km WLTP. À l'usage en flotte, on retient les chiffres mesurés par la presse spécialisée en mars et avril 2026 : environ 500 à 530 km en parcours mixte, 400 à 420 km sur autoroute pure à 130 km/h, et au-delà de 600 km en éco-conduite à 90 km/h sur nationale. Pour un commercial qui boucle un Paris-Lyon, la marge reste confortable même avec climatisation et pluie. Pour un Paris-Marseille en mission, deux arrêts de recharge maîtrisés permettent de tenir un planning porte-à-porte en moins de 8 heures, ce qui est devenu la norme attendue sur ce segment.

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Quel temps de recharge sur borne rapide ?

Sur borne DC compatible 330 kW (Ionity HPC, Fastned 400 kW, Electra Premium, TotalEnergies HPC), la batterie de 94 kWh passe de 10 à 80 % en 22 minutes, avec une puissance de pointe relevée à 330 kW autour de 30 % d'état de charge. Mercedes annonce 303 km d'autonomie récupérés en 10 minutes de recharge, ce qui est conforme aux mesures presse. Sur borne 150 kW plus répandue, la durée 10 à 80 % passe à 35 à 40 minutes, ce qui reste compétitif. En recharge AC à domicile ou sur site entreprise, le chargeur embarqué de série plafonne à 11 kW. Un chargeur 22 kW est proposé en option et il est recommandé pour un cas d'usage entreprise avec borne professionnelle triphasée. Pour situer l'enveloppe énergétique d'un parc, le ratio constaté chez Evera s'aligne sur la fourchette détaillée dans notre analyse du coût de recharge au 100 kilomètres.

La comparaison qui compte : 330 kW vs 400 kW

Sur le papier, la BMW iX3 50 xDrive affiche 400 kW de puissance de charge crête contre 330 kW pour le GLC EQ. En pratique, la différence se mesure surtout sur la première moitié de cycle (10 à 50 %), où la BMW prend 4 à 6 minutes d'avance. Au-delà, les courbes convergent. Pour un usage flotte, l'écart est réel mais ne disqualifie pas le GLC, d'autant que les bornes 400 kW restent rares en France à mi-2026 (une dizaine de sites Fastned et Electra Premium). À l'usage quotidien en flotte, on retient surtout que le GLC EQ est l'un des deux ou trois SUV électriques capables de passer 300 km d'autonomie en 10 minutes de recharge, ce qui est le seuil pratique de tolérance pour un cycle commercial intensif.

Technologies embarquées 9/10

Le GLC EQ inaugure le système d'exploitation Mercedes-Benz, baptisé MB.OS, qui repose sur un superordinateur central à puce NVIDIA et qui consolide pour la première fois l'ensemble des fonctions du véhicule (infodivertissement, ADAS, gestion énergétique, paramètres confort) dans un environnement logiciel unique. C'est une rupture architecturale comparable à celle qu'a opérée Tesla en 2018, et elle ouvre la voie à des mises à jour OTA plus profondes que ce que Mercedes proposait jusqu'ici.

La quatrième génération MBUX est la première à intégrer simultanément les briques d'IA Microsoft (Copilot et Azure) et Google (Gemini), un choix d'ouverture rare dans l'industrie. Pour l'usager, cela se traduit par un assistant vocal capable d'enchaîner les requêtes contextuelles ("trouve-moi une borne 150 kW plus, puis une boulangerie ouverte à proximité, et envoie un message à Pierre pour décaler le rendez-vous"). Pour un usage en mission commerciale, le gain de temps est réel. Pour la confidentialité des données échangées dans un véhicule de fonction, en revanche, c'est un sujet à examiner par les responsables sécurité système d'information avant déploiement en flotte : nature des données traitées par Microsoft et Google, lieu de stockage, conservation en fin de contrat de location.

Côté aides à la conduite, le système MB.DRIVE s'appuie sur 10 caméras, 5 radars et 12 ultrasons. Le pilote semi-autonome est de série en niveau 2+, et le niveau 3 (Drive Pilot) reste pour l'instant facturé en option et homologué uniquement sur autoroute allemande, dans l'attente d'une extension réglementaire au marché français. Pour un parc de fonctions commerciales kilométrant, c'est l'une des dotations ADAS les plus complètes du segment. Les mises à jour à distance, enfin, suppriment la friction des passages atelier pour les évolutions logicielles, et améliorent à terme la valeur résiduelle du véhicule en revente d'occasion.

Positionnement prix 7/10

Le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ démarre à 71 900 € TTC hors malus ou bonus en finition Avantgarde Line, 76 550 € en AMG Line et plus de 80 000 € en finition AMG Line Plus. Le ticket d'entrée est aligné sur la BMW iX3 50 xDrive (71 950 €), mais l'addition réelle d'un véhicule pertinent en flotte premium grimpe vite.

Le vrai prix Mercedes GLC électrique en flotte

Le Pack Premium Plus, à 11 150 €, regroupe le MBUX Hyperscreen, le pavillon à étoiles fibrées, la sono Burmester et les sièges massants. La suspension pneumatique adaptative et les roues arrière directrices coûtent 2 900 €. Une peinture métallisée ajoute environ 1 200 €. Un attelage électrique et un toit ouvrant panoramique font monter la facture de 2 000 € supplémentaires. Sur cette base, une configuration AMG Line bien équipée franchit allègrement les 92 000 € catalogue, soit 8 000 € de plus qu'une iX3 M Sport équipée à équivalence. Le rapport prix-équipement, en première analyse, n'est pas à l'avantage du GLC EQ.

Combien coûte le Mercedes GLC EQ en LLD pour une entreprise ?

Sur un contrat de location longue durée standard 48 mois et 40 000 km sans apport, les offres relevées en mai 2026 placent le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ AMG Line autour de 1 090 € à 1 140 € par mois hors taxes selon les loueurs et les services inclus (entretien, pneumatiques, assistance, gestion sinistres, véhicule de remplacement). C'est environ 50 € à 70 € au-dessus d'une iX3 50 xDrive M Sport, ce qui correspond grosso modo au différentiel de prix catalogue corrigé du résiduel. Pour comparaison, une Tesla Model Y Long Range AWD se loue autour de 720 € par mois sur les mêmes conditions. Avant signature, le rapprochement vaut d'être objectivé avec un calcul TCO complet, intégrant énergie, fiscalité et frais cachés.

Quelle fiscalité pour le Mercedes GLC EQ en véhicule de fonction (AEN, TVS) ?

L'avantage fiscal du véhicule 100 % électrique reste structurant pour le raisonnement de car policy en 2026. La taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les polluants atmosphériques (ex-TVS) sont exonérées pour les VE. Le malus écologique est neutralisé, malus masse compris (point non négligeable sur un véhicule de 2,46 tonnes qui paierait sinon plein pot). La récupération de TVA sur l'électricité de recharge professionnelle reste ouverte. L'amortissement non déductible plafonne à 30 000 € de base contre 9 900 € pour un véhicule thermique de catégorie supérieure : sur un GLC EQ financé en achat, l'économie d'IS sur quatre ans dépasse 7 000 € par véhicule selon le taux d'IS applicable. Le projet de loi de finances 2026 a confirmé le maintien de cet abattement, et notre lecture détaillée de la réforme fiscale flotte 2026 en pose les conditions précises.

Pour le collaborateur, l'avantage en nature reste calculé avec l'abattement spécifique aux véhicules électriques, ce qui maintient la fiscalité salariale sous contrôle malgré le prix catalogue élevé. Sur un GLC EQ AMG Line à 76 550 €, l'AEN annuel net se situe dans une fourchette acceptable pour un collaborateur de niveau directeur régional ou directeur commercial, à condition de calibrer correctement la car policy en fonction du barème d'usage.

Vis-à-vis de la concurrence 8/10

Sur le segment des SUV électriques premium au-delà de 4,80 m de long, le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ affronte directement quatre concurrentes pertinentes pour une flotte d'entreprise. La hiérarchie n'est pas évidente, chaque modèle assumant un parti pris différent.

Face à la BMW iX3 50 xDrive (71 950 €, 805 km WLTP, recharge 400 kW, 14,9 kWh/100 km, 469 ch), le GLC EQ est plus spacieux aux jambes arrière, plus confortable de roulement et légèrement plus efficient. La BMW garde l'avantage sur l'autonomie pure, la puissance de recharge crête, l'ergonomie Panoramic Vision et le poids plus contenu de 175 kg. Pour une flotte qui priorise la performance énergétique et la techno radicale, l'iX3 reste la référence. Pour une flotte qui priorise le confort de mission longue distance et l'image classique Mercedes, le GLC EQ marque des points.

Face à l'Audi Q6 e-tron quattro Performance (83 450 €, 621 km WLTP, 17,1 kWh/100 km, 510 ch), le GLC EQ est sensiblement moins cher à équipement comparable, plus efficient et plus spacieux à l'arrière. L'Audi conserve une qualité d'assemblage perçue très haute et un réseau B2B déjà bien rodé, mais paie un Cx moins favorable. À budget équivalent, le GLC EQ remporte le match sur les critères flotte.

Face à la Tesla Model Y Long Range AWD (52 000 €, 600 km WLTP, recharge Supercharger), Tesla garde l'avantage écrasant du prix, du réseau de recharge propriétaire et de la simplicité d'usage. Le GLC EQ réplique sur la qualité perçue, la dotation premium de série, l'image de marque Mercedes auprès des clients externes et l'habitabilité supérieure. Le choix n'est pas technique, il est stratégique : car policy "best value" ou car policy "premium image".

Face au Volvo EX60 annoncé pour fin 2026 (66 500 € attendus, 620 km WLTP), le GLC EQ reste devant sur l'autonomie, la puissance de recharge et l'image executive. Le Volvo jouera la carte du positionnement éthique et de la sobriété stylistique, qui séduit certaines ETI à logique RSE marquée. Sur le segment, le modèle se positionne donc comme le SUV électrique le plus polyvalent en flotte, à condition d'assumer son prix d'options.

Notes, conclusion, bilan 8/10

Mercedes GLC EQ avis Evera : pour qui ce véhicule ?

Le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ s'adresse à trois profils d'entreprise précis. Le premier, ce sont les ETI 50 à 250 collaborateurs qui veulent maintenir un niveau de car policy premium pour leurs directions commerciales et générales sans renoncer à l'électrification. Le GLC reste un marqueur statutaire reconnu, et sa version électrique permet de cocher la case ESG sans dégrader la perception d'évolution de carrière. Le deuxième profil, ce sont les PME et ETI ayant déjà engagé l'électrification de leur flotte et qui cherchent un véhicule "limousine compacte" pour les dirigeants qui font régulièrement plus de 30 000 km par an. Le confort, l'autonomie et l'efficience donnent au GLC EQ une polyvalence rare. Le troisième profil, ce sont les directions financières qui acceptent un ticket d'entrée à 75 000 € et qui veulent capitaliser sur la fiscalité VE (TVS exonérée, malus zéro, abattement AEN, plafond d'amortissement à 30 000 €) pour amortir intelligemment un véhicule premium.

Le verdict Evera

Le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ Technology n'est pas le SUV électrique le plus rapide, ni le plus chargé techniquement, ni le moins cher. C'est le plus équilibré sur le terrain qui compte pour une flotte premium : confort de mission longue distance, efficience énergétique réelle, habitabilité, image classique Mercedes. Pour les ETI qui ont gardé une car policy "image" sans avoir bougé sur l'électrique, c'est probablement le bon moment d'arbitrer le renouvellement du parc dirigeant.

Restent deux réserves nettes. La première, c'est l'inflation des options qui pousse rapidement la facture catalogue au-delà de 90 000 € pour atteindre la prestation Mercedes "complète" (MBUX Hyperscreen, suspension pneumatique, roues arrière directrices), là où l'iX3 ou la Tesla délivrent l'essentiel de série. La seconde, c'est le poids (2 460 kg) qui pénalise mécaniquement l'agilité et qui interroge sur le coût d'usure des pneumatiques et des freins en flotte. Pour une car policy 2026-2028 qui cherche un SUV électrique premium de mission, le GLC EQ entre sans hésitation dans la short-list, mais l'arbitrage final dépend du couple budget-usage à formaliser.

Pour structurer un projet d'électrification haut de gamme autour de ce type de véhicule, les équipes Evera accompagnent les directions financières sur la location longue durée multi-marques avec arbitrage TCO complet, et sur la récupération de TVA véhicule société qui pèse lourd dans le bilan d'un SUV premium électrique. Pour situer le GLC EQ dans l'arbitrage fiscal global d'une flotte, notre décryptage du PLF 2026 et des réformes fiscales flotte donne le cadrage de référence.

L'analyse Evera

Détails des notes

Design4,1/5
Confort4,5/5
Motorisation4,2/5
Autonomie4,3/5
Recharge4,2/5
Conduite3,9/5
Technologies4,4/5
Prix / prestations3,5/5

Points forts

  • Efficience énergétique de référence : 14 kWh/100 km WLTP, devant BMW iX3 et Audi Q6 e-tron.
  • Confort de roulement et insonorisation au plus haut niveau du segment, suspension pneumatique adaptative en option.
  • Habitabilité arrière généreuse grâce à l'empattement de 2,97 m, le plus long du segment.
  • MBUX Hyperscreen 39 pouces et MB.OS avec IA Microsoft et Google, plateforme logicielle inédite chez Mercedes.
  • Fiscalité flotte VE pleine et entière : TVS exonérée, malus écologique et masse neutralisés, AEN abattu, plafond d'amortissement à 30 000 €.

Points faibles

  • Poids de 2 460 kg, 175 kg de plus que l'iX3, qui pénalise l'agilité et l'usure des consommables.
  • Puissance de recharge plafonnée à 330 kW, en retrait sur les 400 kW de la BMW iX3 Neue Klasse.
  • Pack d'options Premium Plus à 11 150 € qui pousse la facture catalogue au-delà de 90 000 € pour atteindre la "vraie" prestation Mercedes.
  • Drive Pilot niveau 3 réservé à l'Allemagne dans l'attente d'une homologation française.

Simulateur d'autonomie (estimatif)

Simulateur d'autonomie (estimation)

Autonomie estimée

713 km

Sur la base de 713 km WLTP. Estimation indicative, hors climatisation et relief.

Quelle est l'autonomie du Mercedes GLC 400 4MATIC EQ ?

Le Mercedes GLC 400 4MATIC EQ atteint 713 km WLTP dans sa configuration optimisée, la fourchette homologuée allant de 568 à 715 km selon la finition et les jantes. Sa batterie de 94 kWh nettes et son architecture 800 V donnent une consommation WLTP de 14 kWh/100 km. En usage de flotte, les mesures de la presse situent l'autonomie autour de 500 à 530 km en parcours mixte et de 400 à 420 km sur autoroute à 130 km/h, avec une charge de 10 à 80 % en 22 minutes à 330 kW.

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4,7 de note moyenne sur 221 avis

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