Caractéristique | Skoda Superb iV Ambition |
|---|---|
Motorisation | 1.5 TSI 150 ch (110 kW) + moteur électrique, système à 204 ch (150 kW), 400 Nm |
Batterie | 25,7 kWh (capacité communiquée, répartition brute/nette non précisée) |
Autonomie électrique WLTP | 128 à 135 km selon version et marché |
Charge AC | 11 kW triphasé, environ 2h30 pour une charge complète |
Charge DC, 10 à 80 % | 50 kW, environ 26 minutes |
Émissions de CO2 (WLTP pondéré) | 31 à 34 g/km homologués |
Masse à vide | environ 1 800 kg |
Volume de coffre | 645 L (berline, chiffre non distingué par motorisation) |
Prix d'entrée | 48 990 € (finition Ambition) |
Concurrents directs | Peugeot E-408, Audi A6 e-tron, BMW i4 eDrive35 |
Positionnement et pourquoi maintenant (7/10)
La quatrième génération de la Superb arrive avec une iV repensée : batterie portée à 25,7 kWh, autonomie électrique qui franchit les 130 kilomètres WLTP, et une puissance système qui grimpe à 204 chevaux. Pour une flotte qui doit encore transporter des cadres sur de longues distances tout en limitant son empreinte fiscale, la grande berline hybride rechargeable reste une catégorie à part : ni le compromis d'autonomie d'un électrique sur autoroute, ni le malus lourd d'un diesel de même gabarit.
Le calendrier fiscal pousse aussi vers ce choix. Les hybrides rechargeables bénéficient de leur propre abattement de masse pour le malus au poids, et un CO2 homologué sous 50 g/km ouvre un plafond d'amortissement relevé à 20 300 €, loin devant les 9 900 € d'un véhicule thermique classique de ce segment. Mais ce chiffre homologué ne raconte qu'une partie de l'histoire, les hybrides rechargeables émettent en réalité plusieurs fois leur CO2 homologué, un écart que la loi de finances 2027 commence à corriger.
La Skoda Superb iV est-elle vraiment peu polluante ?
Sur le papier, oui : 31 à 34 g/km homologués en cycle WLTP pondéré. En usage réel sans recharge régulière, les relevés d'utilisateurs montrent des émissions de carburant proches de 124 g/km, soit environ quatre fois le chiffre homologué.
Design extérieur (7/10)
La nouvelle Superb adopte une face avant plus verticale, avec une calandre large encadrée de feux fins qui relèvent la prestance de la berline tchèque. Le profil reste très proche de celui de la génération précédente, avec un porte-à-faux arrière long qui trahit un empattement généreux, argument central de la gamme depuis toujours. La version iV ne se distingue à l'œil que par une trappe de recharge sur l'aile avant gauche et un lettrage discret, sans jantes spécifiques imposées. Pour une flotte qui veut une berline représentative sans tomber dans l'ostentatoire, ce classicisme assumé fonctionne, et la Superb conserve une image statutaire supérieure à son prix dans l'esprit des clients reçus en rendez-vous professionnel.
Vie à bord et habitabilité (8/10)
L'empattement long de la Superb reste l'argument numéro un de la gamme : l'espace aux jambes à l'arrière dépasse largement celui des rivales premium de même longueur, un point décisif pour un dirigeant qui travaille sur la banquette entre deux rendez-vous. Le coffre de 645 litres annoncé pour la berline n'est pas officiellement distingué par motorisation, et la présence de la batterie sous le plancher réduit en pratique ce volume par rapport aux versions essence ou diesel, un point à vérifier au configurateur avant commande. Les rangements avant restent nombreux, héritage classique de la marque, avec une trappe à parapluie dans la portinière conducteur. La finition Ambition reste sobre dans les matériaux, loin du luxe perçu d'une Audi A6, mais largement suffisante pour un usage professionnel quotidien.
Motorisation et performances (7/10)
Le bloc 1.5 TSI de 150 chevaux s'associe à un moteur électrique pour une puissance système de 204 chevaux et environ 400 Nm de couple, transmis par une boîte automatique à double embrayage. En mode électrique, la Superb roule silencieusement jusqu'à des vitesses d'autoroute modérées, avant que le moteur thermique ne se réveille pour les reprises franches ou le dépassement sur voie rapide. La transition entre les deux moteurs reste fluide, un point que Skoda a retravaillé par rapport à la génération précédente, souvent critiquée sur ce point précis. Pour une flotte, cette puissance suffit largement à un usage de berline de direction, sans viser la performance pure : la voiture privilégie le confort de roulement à l'agrément sportif, un choix cohérent avec sa vocation de grand routière d'entreprise.
Autonomie électrique et recharge (6/10)
L'autonomie électrique WLTP, annoncée entre 128 et 135 kilomètres selon la version et le marché, couvre confortablement un aller-retour domicile-travail et plusieurs rendez-vous urbains sans jamais solliciter le moteur essence. C'est là que la Superb iV tient sa promesse fiscale : un salarié qui recharge chaque soir roule en électrique la majorité de ses trajets quotidiens. Le problème apparaît sur la recharge rapide : 50 kW en courant continu seulement, pour un passage de 10 à 80 % en environ 26 minutes, une puissance en retrait face à des hybrides rechargeables plus récentes qui dépassent 100 kW. En AC, le chargeur embarqué de 11 kW triphasé permet une charge complète en environ 2h30 sur une borne d'entreprise, largement dans le temps d'une nuit ou d'une journée de bureau.
Combien de kilomètres la Superb iV parcourt-elle en électrique ?
L'autonomie électrique WLTP annoncée va de 128 à 135 kilomètres selon la version et le marché, suffisante pour la plupart des trajets quotidiens d'un salarié qui recharge chaque soir sur une borne d'entreprise ou domicile.
Comportement et conduite (7/10)
Sur route, la Superb iV profite d'un châssis calibré pour le confort, avec une suspension qui filtre bien les irrégularités malgré une masse proche de 1 800 kilos liée à la batterie. Le surpoids se fait sentir en virage serré où le roulis reste plus marqué que sur une version essence légère, sans devenir gêlant sur un usage de grand routier. La direction reste précise sans être communicative, dans l'esprit berline d'affaires plutôt que berline dynamique. Le mode de conduite électrique silencieux constitue le vrai argument confort à bord : pour un dirigeant qui passe des appels en voiture, rouler sans bruit moteur change concrètement l'expérience des trajets courts. Sur autoroute à vitesse stabilisée, l'insonorisation globale reste un point fort constant de la gamme Superb depuis plusieurs générations.
Technologies et équipements (7/10)
La finition Ambition intègre un écran central de 13 pouces, la navigation connectée et l'assistance à la conduite de niveau 2 de série, incluant le régulateur adaptatif et le maintien dans la voie. Le combiné d'instrumentation numérique affiche une page dédiée au flux hybride, utile pour former les conducteurs à l'usage électrique prioritaire plutôt qu'au mode automatique qui mélange les deux énergies sans discipline. Pour une flotte, cette pédagogie embarquée compte réellement : un hybride rechargeable qui ne recharge jamais perd tout son intérêt fiscal et environnemental. La connectivité à distance permet de programmer la charge et le préconditionnement thermique depuis une application, un vrai levier pour imposer une discipline de recharge à l'échelle d'un parc.
Prix, finitions et prestations (6/10)
La gamme iV démarre à 48 990 € en finition Ambition, un écart de près de 10 000 € par rapport à la Superb essence ou diesel d'entrée de gamme. Cet écart se justifie en partie par la fiscalité, mais pèse lourd sur le prix catalogue d'une commande de flotte à l'achat. Les finitions supérieures, Style puis Laurin 6 Klement, ajoutent cuir et toit ouvrant sans changer la mécanique, pour des suppléments qui dépassent souvent 5 000 € par palier.
Côté amortissement, le CO2 homologué de 31 à 34 g/km place la Superb iV dans la tranche des 20 à 49 g/km, plafonnée à 20 300 €. L'écart avec le prix catalogue dépasse donc 28 000 € sur l'Ambition, une fraction importante qui échappe à la déduction fiscale, plus lourde en proportion que sur la plupart des électriques du même budget.
20 300
€ HT
TCO, fiscalité et intérêt flotte (7/10)
Sur le papier fiscal, la Superb iV coche presque toutes les cases : malus écologique nul avec un CO2 homologué sous le seuil de 108 g/km, et malus au poids théoriquement atténué par l'abattement de 200 kilos réservé aux hybrides rechargeables. En pratique, sa masse proche de 1 800 kilos reste au-dessus du seuil même après abattement, pour un malus au poids de l'ordre de 1 000 €, un coût que l'argument écologique de la motorisation ne permet pas d'effacer entièrement.
La vraie question de flotte n'est pas fiscale mais comportementale. Les hybrides rechargeables homologuées sous 35 g/km émettent en moyenne 4,6 fois plus de CO2 en usage réel, un écart qui ne vient pas du véhicule mais de l'absence de recharge quotidienne. Face à un Audi A6 e-tron ou un Peugeot E-408, tous deux 100 % électriques et sans cette ambiguïté, la Superb iV garde l'avantage du grand rayon d'action sur une seule énergie, mais perd sur la simplicité fiscale si l'entreprise ne peut garantir une recharge régulière. Un BMW i4 eDrive35, électrique également, confirme que le segment des grandes berlines dispose désormais d'alternatives sans ce risque comportemental.
Pour une flotte qui couvre de longs trajets réguliers sans solution de recharge rapide fiable sur le trajet, la Superb iV reste un compromis sensé, à condition d'imposer une discipline de recharge quotidienne au conducteur, au risque de payer le prix d'une PHEV sans jamais en retirer l'avantage fiscal ni environnemental.
Le malus au poids s'applique-t-il à la Superb iV en 2026 ?
Oui, en partie. Sa masse proche de 1 800 kilos reste au-dessus du seuil de 1 500 kilos même après l'abattement de 200 kilos réservé aux hybrides rechargeables, pour un malus estimé de l'ordre de 1 000 €.
Verdict et analyse Evera (7/10)
La Superb iV reste une grande berline très habitable, confortable et fiscalement avantageuse sur le papier, portée par une autonomie électrique suffisante pour un usage quotidien disciplineé. Son défaut n'est pas mécanique mais structurel à toute la catégorie des hybrides rechargeables : l'avantage fiscal et environnemental ne se concrétise que si l'entreprise impose et contrôle la recharge quotidienne, faute de quoi le véhicule consomme et pollue comme un thermique plus lourd. Pour un parc capable d'imposer cette discipline, la Superb iV mérite sa place face aux grandes électriques du segment. Pour un parc qui ne peut pas la garantir, une berline entièrement électrique résoudrait le problème à la source plutôt que de le déplacer sur le comportement du conducteur.
L'analyse Evera
Points forts
- Habitabilité arrière parmi les meilleures de la catégorie des grandes berlines
- Autonomie électrique de 128 à 135 km, suffisante pour un usage quotidien discipliné
- Malus écologique nul, CO2 homologué sous le seuil de déclenchement de 108 g/km
- Plafond d'amortissement relevé à 20 300 € grâce à l'homologation sous 50 g/km
- Transition essence-électrique retravaillée, plus fluide que la génération précédente
Points faibles
- Charge DC limitée à 50 kW, en retrait face aux PHEV plus récentes
- Malus au poids réel de l'ordre de 1 000 € malgré l'abattement de 200 kilos
- Écart de près de 10 000 € avec les motorisations thermiques d'entrée de gamme
- Coffre probablement réduit par la batterie, sans chiffre officiel distinct
- Avantage fiscal annulé sans discipline de recharge quotidienne imposée au conducteur
Cet essai complète nos analyses des grandes berlines pour flottes, de l'Audi A6 e-tron au BMW i4 eDrive35, en passant par le Peugeot E-408. Pour situer la Superb iV face à ces alternatives sur une base de TCO réelle et selon votre car policy, nos experts construisent une simulation adaptée à votre parc sur notre centre de ressources flotte.




