Le baromètre Avere-France publié pour le mois de juillet 2026 confirme une tendance qui se lit maintenant sur plusieurs mois : la part de marché de l'électrique continue de grimper, mais pas au même rythme partout. Les voitures particulières atteignent 35,4 % de part de marché, soit plus d'une immatriculation sur trois. Les véhicules utilitaires légers, eux, plafonnent à 15,5 %, avec 4 183 unités immatriculées sur le mois.
Un marché électrique à deux vitesses
Sur les voitures particulières, le marché électrique a gagné 125 % en un an, avec 44 835 immatriculations en juillet 2026 contre un volume bien plus faible un an plus tôt. Sur les utilitaires légers, la progression existe aussi, + 42,8 % sur un an, mais elle part d'une base plus étroite et reste loin derrière. Le total national, voitures et utilitaires confondus, s'élève à 49 018 véhicules électriques immatriculés en juillet, en hausse de 114 % sur un an : ce chiffre agrégé masque un segment qui tire la moyenne vers le haut et un autre qui la tire vers le bas.
15,5
% de part de marché électrique sur les véhicules utilitaires légers en juillet 2026, contre 35,4 % pour les voitures particulières
Les utilitaires électriques progressent-ils aussi vite que les voitures électriques ?
Non. En juillet 2026, les voitures particulières électriques atteignent 35,4 % de part de marché contre 15,5 % pour les utilitaires légers, selon le baromètre Avere-France. La progression sur un an est aussi plus forte côté voitures, + 125 %, que côté utilitaires, + 42,8 %.
Pourquoi l'électrique avance plus lentement sur les utilitaires
L'offre de voitures électriques s'est beaucoup élargie en deux ans, avec des modèles désormais vendus au prix d'un équivalent thermique. Sur les utilitaires, le choix reste plus restreint et l'écart de prix à l'achat pèse davantage, parce que la charge utile et l'autonomie en charge sont des contraintes d'exploitation directes, pas un confort. Le top des immatriculations du mois le montre : Renault Kangoo (651 unités), Peugeot e-Partner (392), puis les utilitaires des gammes Ford, Volkswagen, Peugeot, Mercedes et Citroën se partagent un volume encore modeste face aux centaines de milliers de voitures particulières vendues chaque mois.
Ce que ça change pour une flotte mixte soumise aux quotas
Les obligations de verdissement que détaille Loi LOM et quotas de véhicules propres : les obligations 2026 des flottes d'entreprise s'appliquent au renouvellement du parc dans son ensemble, sans distinguer un segment où l'offre électrique abonde d'un segment où elle reste rare. Une entreprise qui gère surtout des voitures de fonction peut atteindre son quota sans forcer l'allure ; une entreprise qui renouvelle beaucoup d'utilitaires de livraison ou de chantier affronte un marché deux fois moins mûr, avec moins de modèles, moins de disponibilité et des délais de livraison souvent plus longs. Électrification obligatoire des grandes flottes : règles, sanctions et stratégie pour les PME et ETI rappelle que le non-respect du quota a un coût ; ce coût pèse donc plus lourd, en proportion, sur les parcs à dominante utilitaire.
Pourquoi les utilitaires électriques sont-ils en retard sur les voitures ?
L'offre de modèles reste plus restreinte sur les utilitaires, et l'écart de prix à l'achat avec un équivalent thermique pèse davantage sur une contrainte d'exploitation directe : la charge utile et l'autonomie en charge, plutôt que sur un simple confort. Le marché progresse donc, mais part d'une base plus étroite que celui des voitures particulières.
Les modèles qui tirent le segment, et ce qu'il faut en retenir
Le Renault Kangoo électrique reste en tête des immatriculations utilitaires du mois, suivi du Peugeot e-Partner, puis d'une Renault 5 déclinée en version utilitaire, du Ford Transit Custom électrique et du Volkswagen ID. Buzz. C'est un marché de petits et moyens porteurs, adapté à la livraison urbaine, plus qu'un marché de poids lourds légers pour le chantier : une flotte qui a surtout besoin de gros volumes ou de forte autonomie continue de trouver une offre plus limitée que côté voitures. Immatriculations de flottes en septembre 2026 : l'électrique dépasse le tiers montre où se situe la dynamique côté voitures ; la bonne lecture pour un gestionnaire de parc mixte est de traiter ses deux segments séparément dans sa planification, plutôt que de viser une moyenne qui n'existe nulle part dans la réalité des deux marchés. Pour comparer le coût réel d'un utilitaire électrique face à son équivalent thermique sur la durée d'un contrat, un devis Evera Lease permet de chiffrer l'écart sur un modèle précis plutôt que sur une moyenne de marché.




