Ce que disent les chiffres de septembre
60 742 véhicules ont été immatriculés dans des flottes d'entreprise en septembre 2026, dont 39 337 voitures particulières et 21 405 véhicules utilitaires légers. Sur ce total, 20 507 unités étaient électriques, soit 33,76 % des immatriculations en entreprise, et même 43 % si l'on ne compte que les voitures particulières. Depuis mai 2026, l'électrique s'immatricule chaque mois en plus grand nombre que l'hybride, l'essence ou le diesel réunis dans les flottes.
Quelle part des véhicules de flotte immatriculés en septembre 2026 était électrique ?
33,76 % des 60 742 véhicules immatriculés en flotte d'entreprise en septembre 2026 étaient électriques, et 43 % parmi les seules voitures particulières. L'électrique dépasse l'hybride, l'essence et le diesel réunis depuis mai 2026 dans ce segment.
Pourquoi les flottes reculent quand le marché grand public bondit
Le marché français des voitures neuves a progressé de 11,6 % en septembre 2026, porté en partie par la location sociale de voitures électriques destinée aux ménages modestes. Les flottes d'entreprise suivent une trajectoire inverse : leurs immatriculations reculent de 4 % sur un an. Les deux marchés ne répondent pas aux mêmes leviers : un ménage éligible à une aide bénéficie d'un effet prix immédiat, tandis qu'une entreprise arbitre un renouvellement de parc sur plusieurs années, sous la contrainte du malus et du coût total de détention.
33,76
%
Ce que ça signifie pour une politique d'achat 2027
Un parc qui continue de renouveler des modèles thermiques ou hybrides non rechargeables s'expose de plus en plus au malus au poids et à son calendrier de commande : plus le parc national électrifie, plus les barèmes qui restent appliqués au thermique se durcissent, le produit de la taxe devant rester stable sur une assiette qui rétrécit. Le recul global des immatriculations de flotte ne traduit donc pas un ralentissement de l'électrification, mais un tri plus sévère dans les renouvellements : les entreprises remplacent moins de véhicules, et remplacent plus souvent par de l'électrique.
- 60 742 véhicules immatriculés en flotte en septembre 2026, en recul de 4 % sur un an
- 33,76 % d'électrique dans ce total, 43 % parmi les seules voitures particulières
- L'électrique devance l'hybride, l'essence et le diesel réunis depuis mai 2026
- Le marché grand public progresse de 11,6 %, porté par la location sociale
Pourquoi les immatriculations de flotte reculent-elles alors que le marché grand public progresse ?
Les deux marchés répondent à des leviers différents : la location sociale dope les achats des ménages modestes, tandis que les entreprises arbitrent leur renouvellement de parc sur plusieurs années, sous la contrainte du malus et du coût total de détention, et renouvellent donc moins mais plus souvent en électrique.
Le taux d'électrification devient un indicateur de gestion à part entière
La déclaration de verdissement du 30 septembre et les obligations de la loi LOM font déjà du taux d'électrification une donnée à suivre, pas seulement un argument de communication. Avec un marché qui franchit le tiers d'électrique en flotte, une entreprise encore très en dessous de ce niveau s'écarte de sa catégorie, ce qui pèse autant sur son exposition fiscale que sur sa position face aux loueurs au moment de négocier des conditions. La LLD domine désormais l'électrification des flottes, précisément parce qu'elle permet d'ajuster ce rythme sans immobiliser de capital.
Pourquoi suivre son taux d'électrification comme un indicateur de gestion ?
Parce qu'il conditionne à la fois l'exposition au malus, la conformité aux obligations de verdissement de la loi LOM, et la position de négociation face aux loueurs. Un parc en retard sur la moyenne du marché paie plus cher son renouvellement les années suivantes.
Suivre ce taux mois par mois, par segment et par site, est précisément ce que MyEvera permet à un gestionnaire de flotte de faire sans attendre le bilan annuel.




