Un hybride léger (micro-hybride ou MHEV) embarque un petit moteur électrique qui assiste le moteur thermique sans jamais faire rouler la voiture seul très longtemps. Pour tenir compte de ce surpoids technique, la loi avait accordé en 2024 un abattement de 100 kg sur le malus au poids aux modèles dont ce moteur électrique reste sous 30 kW. La loi de finances pour 2026 vient de fixer une date de fin à cet avantage : le 31 décembre 2027.
Ce qui s'arrête, et pour qui
L'abattement de 100 kg disparaît au 31 décembre 2027 pour les véhicules dont la puissance maximale nette du moteur électrique est inférieure à 30 kW, soit la grande majorité des hybrides légers 48 volts vendus en France sur des citadines et des SUV compacts. Les hybrides dont le moteur électrique atteint ou dépasse 30 kW, une puissance plus proche de celle d'un hybride classique non rechargeable, continuent d'en bénéficier au moins jusqu'en 2028. Les hybrides rechargeables suivent une règle distincte, avec un abattement de 200 kg plafonné à 15 % de la masse, que ce texte ne modifie pas.
Tous les hybrides perdent-ils leur abattement sur le malus au poids en 2027 ?
Non. Seuls les hybrides légers dont le moteur électrique reste sous 30 kW perdent leur abattement de 100 kg au 31 décembre 2027. Les hybrides dont le moteur atteint 30 kW ou plus le conservent au moins jusqu'en 2028, et les hybrides rechargeables gardent leur propre abattement de 200 kg.
Pourquoi 30 kW sépare désormais deux fiscalités
Le seuil de 30 kW n'est pas arbitraire : il distingue un système d'assistance légère, qui ne fait gagner que quelques kilogrammes de batterie et de moteur, d'un système hybride à part entière, capable de rouler seul sur de courtes distances et qui justifie un surpoids plus important. En retirant l'abattement aux seuls modèles les plus légers en équipement électrique, le texte resserre l'avantage fiscal sur les hybridations qui apportent une réelle baisse de consommation, et l'enlève à celles qui servaient surtout à passer sous le seuil de poids sans changer grand-chose à la consommation réelle du véhicule.
Ce que ça coûte concrètement
Depuis le 1er janvier 2026, le malus au poids se déclenche à 1 500 kg et grimpe par tranche de 100 kg : 10 € par kilogramme de 1 500 à 1 699 kg, 15 € de 1 700 à 1 799 kg, 20 € de 1 800 à 1 899 kg, 25 € de 1 900 à 1 999 kg, puis 30 € au-delà de 2 000 kg. Un hybride léger qui pèse aujourd'hui 1 580 kg et bénéficie de l'abattement de 100 kg est traité fiscalement comme un véhicule de 1 480 kg, donc exonéré. À partir du 1er janvier 2028, ce même véhicule sera taxé sur ses 1 580 kg réels, soit 800 € de malus au poids sur la tranche 1 500 à 1 699 kg. C'est cet écart, nul aujourd'hui et chiffrable dès qu'on connaît le poids exact d'un modèle, qu'une flotte doit intégrer à toute commande livrée après cette date.
31 décembre 2027
date de fin de l'abattement de 100 kg pour les hybrides légers sous 30 kW
Ce qu'une flotte doit décider avant fin 2027
Pour un parc qui roule beaucoup en hybride léger afin de limiter le malus au poids sans passer à l'électrique, l'échéance de 2027 mérite d'entrer dans la car policy dès maintenant : un véhicule commandé fin 2027 mais livré en 2028 paiera le barrème sans abattement, comme Malus 2027 : pourquoi vos commandes de fin d'année paieront le barème de janvier le rappelle pour le malus CO2. La logique rejoint celle déjà à l'œuvre sur Malus au poids : l'abattement à 600 kg n'est pas pour 2027, il s'applique déjà : chaque abattement a sa propre date et son propre périmètre, et aucun n'est acquis indéfiniment. Les hybrides rechargeables, dont Hybrides rechargeables : 4,6 fois le CO2 homologué, et un rattrapage fiscal en 2027 détaille déjà le rattrapage fiscal en cours, restent protégés par leur propre abattement de 200 kg et ne sont pas concernés par cette échéance précise.
Pour chiffrer l'écart exact entre un modèle qui perd son abattement en 2028 et une alternative électrique qui n'a jamais eu besoin de cette béquille fiscale, simuler le TCO de son parc avec Evera Fleet permet de comparer les deux trajectoires sur la durée réelle d'un contrat de LLD plutôt que sur le seul prix catalogue.




